Publié le 3 juillet 2026 par Mon Pôle Formation
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a récemment publié un rapport d’évaluation portant sur l’action extérieure de la France en matière d’éducation, de formation professionnelle et d’insertion dans les pays en développement pour la période 2017-2021. Ce document stratégique, disponible sur diplomatie.gouv.fr, dresse un bilan des investissements français et révèle comment le modèle français de formation professionnelle s’exporte au-delà de nos frontières. Une analyse qui permet également de mieux comprendre les évolutions du système national et les compétences recherchées à l’échelle internationale.
Un engagement financier et stratégique significatif de la France
Selon le rapport publié par le Quai d’Orsay, la France a consacré des moyens substantiels à l’appui de la formation professionnelle dans les pays partenaires entre 2017 et 2021. Cette politique s’inscrit dans une logique de coopération au développement, mais aussi dans une vision stratégique visant à promouvoir le savoir-faire français en matière de formation continue et d’apprentissage.
L’action de la France s’est concentrée principalement sur trois axes : le renforcement des systèmes éducatifs locaux, l’amélioration de l’employabilité des jeunes et l’appui à la création d’organismes de formation professionnelle adaptés aux réalités économiques locales. Conformément aux orientations du ministère du Travail, ces interventions ont privilégié les filières porteuses d’emploi et les métiers en tension.
Les zones géographiques prioritaires ont été l’Afrique subsaharienne, le Maghreb et certains pays d’Asie du Sud-Est. D’après les données consolidées, plus de 150 projets ont été financés ou co-financés par l’Agence française de développement (AFD) et les services de coopération des ambassades, touchant directement plusieurs centaines de milliers de bénéficiaires.
Les enseignements du modèle français exporté à l’international
L’exportation du modèle français de formation professionnelle dans les pays en développement offre un éclairage intéressant sur les forces et les faiblesses de notre système national. Le rapport souligne notamment que plusieurs dispositifs français ont été particulièrement appréciés et adaptés aux contextes locaux.
Parmi les éléments valorisés figurent :
- L’alternance : le système combinant formation théorique et pratique en entreprise a été reproduit dans plusieurs pays africains, avec des taux d’insertion professionnelle supérieurs de 30 à 40% par rapport aux formations classiques.
- La certification professionnelle : l’approche par compétences et la reconnaissance des acquis professionnels ont inspiré la création de référentiels métiers adaptés aux économies locales.
- Le financement mutualisé : des mécanismes inspirés du Compte Personnel de Formation (CPF) ont été expérimentés, permettant aux travailleurs de financer leurs formations. Pour rappel, en France, le dispositif CPF accessible via moncompteformation.gouv.fr permet à tout actif de mobiliser ses droits à la formation.
- La validation des acquis : la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) a été transposée pour reconnaître l’expérience informelle, particulièrement pertinente dans les économies où le secteur informel représente plus de 60% de l’emploi.
Cette reconnaissance internationale du modèle français renforce la crédibilité des organismes de formation certifiés Qualiopi, label qui garantit la qualité des actions de formation dispensées en France et qui commence à être reconnu dans les coopérations bilatérales.
Mon Pôle Formation est un organisme certifié Qualiopi, gage de qualité reconnu par l'État. Toutes nos formations sont éligibles au financement CPF et OPCO.
Les secteurs d’activité prioritaires et les compétences transférées
Le rapport du ministère des Affaires étrangères détaille les filières professionnelles qui ont concentré les efforts de coopération française. Cette répartition sectorielle est révélatrice des besoins du marché du travail dans les économies en développement, mais aussi des domaines d’excellence français.
| Secteur d’activité | Pourcentage des projets | Exemples de formations |
|---|---|---|
| Agriculture et agro-alimentaire | 28% | Transformation alimentaire, agriculture raisonnée, maintenance agricole |
| Bâtiment et travaux publics | 22% | Maçonnerie, électricité, plomberie, énergies renouvelables |
| Services et numérique | 18% | Informatique, gestion administrative, comptabilité |
| Santé et action sociale | 15% | Aide-soignant, auxiliaire de puériculture, accompagnement social |
| Industrie et maintenance | 12% | Mécanique, électromécanique, maintenance industrielle |
| Tourisme et hôtellerie | 5% | Restauration, accueil, gestion hôtelière |
Ces secteurs correspondent également aux domaines de formation les plus demandés en France. Selon France Compétences, l’instance nationale de régulation et de financement de la formation professionnelle, ces filières représentent près de 55% des formations certifiantes enregistrées au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).
Mon Pôle Formation propose plus de 300 formations dans des domaines variés : bureautique, langues, management, sécurité et intelligence artificielle.
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L’analyse de cette action extérieure n’est pas qu’un exercice académique : elle permet de tirer des enseignements concrets pour l’évolution du système français de formation professionnelle. Plusieurs tendances émergent du rapport et trouvent un écho dans les récentes réformes françaises.
La montée en compétence des formateurs : le rapport souligne l’importance de former des formateurs qualifiés et certifiés. En France, cette exigence s’est traduite par un renforcement des critères Qualiopi et des obligations de formation continue pour les organismes. Un organisme comme Mon Pôle Formation, certifié Qualiopi, s’inscrit pleinement dans cette démarche qualité en proposant des formations certifiantes et professionnalisantes dispensées par des experts métiers.
L’adaptation aux besoins territoriaux : l’expérience internationale a démontré l’importance d’adapter les programmes de formation aux réalités économiques locales. En France, cela se traduit par un développement des formations sur-mesure et des parcours modulaires permettant d’acquérir uniquement les compétences nécessaires à un projet professionnel précis.
La digitalisation des formations : les projets internationaux ont largement utilisé les technologies numériques pour démultiplier l’impact des formations, notamment dans les zones rurales. Cette tendance s’est accélérée en France, particulièrement depuis 2020, avec le développement du e-learning, des classes virtuelles et des parcours hybrides (blended learning).
L’insertion professionnelle comme critère d’efficacité : le rapport insiste sur les taux d’insertion post-formation comme indicateur clé de réussite. Cette approche par les résultats correspond parfaitement à l’évolution française, où les organismes de formation doivent désormais publier leurs taux de réussite et d’insertion professionnelle.
Les défis identifiés et les perspectives d’amélioration
Le rapport ne se contente pas de dresser un bilan positif : il identifie également plusieurs défis et axes d’amélioration qui résonnent avec les enjeux français actuels.
Parmi les difficultés rencontrées dans les projets internationaux figurent le financement pérenne des dispositifs, la reconnaissance des certifications par les employeurs, l’orientation des publics les plus fragiles et l’articulation entre formation initiale et formation continue. Ces problématiques sont également au cœur des réflexions en France, comme le précise Service-public.fr dans sa rubrique dédiée à la formation professionnelle.
Le rapport recommande notamment :
- Un renforcement du dialogue entre organismes de formation et entreprises pour garantir l’adéquation des compétences enseignées avec les besoins réels
- Une meilleure communication sur les dispositifs de financement disponibles
- Un accompagnement personnalisé des apprenants tout au long de leur parcours
- Une valorisation des métiers techniques et manuels, souvent dévalorisés au profit des cursus académiques
- Une articulation plus forte entre formation professionnelle et entrepreneuriat, notamment pour favoriser l’auto-emploi
Ces recommandations trouvent un écho direct dans les politiques françaises actuelles, notamment à travers le plan d’investissement dans les compétences (PIC) et les initiatives visant à réduire le chômage de longue durée par la formation.
Ce qu’il faut retenir
- Entre 2017 et 2021, la France a massivement investi dans la formation professionnelle des pays en développement, avec plus de 150 projets financés
- Les secteurs prioritaires (agriculture, BTP, numérique) correspondent aux besoins du marché du travail international et français
- Le modèle français (alternance, certification, VAE) est exportable et apprécié pour son efficacité en termes d’insertion professionnelle
- L’expérience internationale confirme l’importance de la qualité des formations, de l’adaptation aux besoins locaux et de la certification des organismes
- Les défis identifiés (financement, reconnaissance, orientation) sont communs aux systèmes français et internationaux
- La digitalisation et la personnalisation des parcours s’imposent comme des tendances structurelles de la formation professionnelle moderne
Un modèle de formation qui s’enrichit des expériences internationales
L’analyse de l’action extérieure française en matière de formation professionnelle révèle que notre pays dispose d’un modèle reconnu et exportable, fondé sur des principes solides : l’alternance, la certification, la validation des acquis et un financement mutualisé. Les retours d’expérience des projets internationaux permettent d’identifier les forces de ce système, mais aussi ses axes d’amélioration.
Pour les professionnels en activité, les personnes en reconversion ou les demandeurs d’emploi, ces enseignements sont précieux. Ils confirment que les formations certifiantes, adaptées aux réalités du marché du travail et dispensées par des organismes qualifiés, restent le meilleur investissement pour sécuriser son parcours professionnel.
Si vous envisagez une formation professionnelle ou une reconversion, privilégiez les organismes certifiés Qualiopi qui garantissent la qualité pédagogique et l’adéquation avec les besoins des employeurs. Mon Pôle Formation, organisme lyonnais certifié, vous accompagne dans la construction de votre projet professionnel avec des formations éligibles au CPF, adaptées à votre situation et orientées vers l’insertion rapide dans l’emploi. N’hésitez pas à consulter le catalogue de formations disponibles sur monpoleformation.fr pour identifier la formation qui correspond à vos objectifs professionnels.