Publié le 26 août 2026 par Mon Pôle Formation
Dans le Morbihan, un candidat à la reconversion professionnelle se heurte à un obstacle majeur : l’impossibilité de trouver une entreprise pour l’accueillir en alternance. Ce témoignage, rapporté par Ouest-France, illustre une problématique croissante : la tension entre l’offre de formation en alternance et la capacité d’absorption des entreprises. Alors que la reconversion professionnelle constitue un enjeu majeur pour l’employabilité des actifs, le manque de places en alternance menace de nombreux projets de formation.
Le paradoxe de l’alternance en France : une formule plébiscitée mais saturée
L’alternance représente aujourd’hui l’une des voies privilégiées pour réussir sa reconversion professionnelle. Selon les chiffres du Ministère du Travail, plus de 837 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2023, un record historique. Cette dynamique s’explique notamment par les aides financières substantielles accordées aux entreprises depuis 2020, pouvant atteindre 6 000 euros par apprenti.
Pourtant, derrière ces chiffres encourageants se cache une réalité contrastée. Si les jeunes sortant du système scolaire bénéficient relativement bien de ce dispositif, les personnes en reconversion professionnelle, souvent plus âgées, rencontrent davantage d’obstacles. Les entreprises privilégient généralement les profils juniors, moins coûteux et perçus comme plus malléables.
Le cas rapporté dans le pays de Lorient n’est donc pas isolé. De nombreux organismes de formation constatent que 20 à 30% de leurs candidats admis ne trouvent pas d’entreprise d’accueil dans les délais impartis, compromettant ainsi leur projet de formation. Cette situation crée un décalage préoccupant entre les ambitions affichées en matière de formation tout au long de la vie et la réalité du terrain.
Les obstacles spécifiques à la reconversion en alternance pour les adultes
Plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées par les personnes en reconversion souhaitant se former en alternance. Contrairement aux idées reçues, ces obstacles ne relèvent pas uniquement de la conjoncture économique ou du manque de motivation des candidats.
L’âge constitue le premier frein. Bien que la loi autorise l’apprentissage jusqu’à 29 ans révolus (et sans limite d’âge pour certaines situations spécifiques), les recruteurs manifestent souvent des réticences à embaucher des alternants de plus de 30 ans. Ces préjugés persistent malgré l’expérience professionnelle et la maturité que ces profils peuvent apporter.
Le coût représente également un obstacle. Si les aides publiques ont été renforcées, elles varient selon l’âge de l’apprenti. Pour un alternant de plus de 26 ans, le coût salarial est supérieur, ce qui peut décourager certaines entreprises, notamment les TPE et PME aux marges financières limitées.
La durée de formation constitue un troisième défi. Les reconversions impliquent souvent des cursus longs (12 à 24 mois), période pendant laquelle l’entreprise doit s’engager durablement. Dans un contexte économique incertain, cette visibilité à moyen terme effraie certains employeurs.
| Profil | Taux de signature contrat alternance | Délai moyen de recherche | Principales difficultés |
|---|---|---|---|
| Moins de 25 ans | 78% | 2-3 mois | Manque d’expérience, mobilité |
| 25-35 ans (reconversion) | 52% | 4-6 mois | Coût, préjugés âge, durée engagement |
| Plus de 35 ans | 38% | 6-9 mois | Réticences employeurs, contraintes personnelles |
Source : Données indicatives issues d’études sectorielles 2024-2025
Mon Pôle Formation est un organisme certifié Qualiopi, gage de qualité reconnu par l'État. Toutes nos formations sont éligibles au financement CPF et OPCO.
Les dispositifs légaux pour sécuriser son parcours de reconversion en alternance
Face à ces difficultés, plusieurs dispositifs existent pour sécuriser les parcours de reconversion. La connaissance de ces mécanismes s’avère essentielle pour ne pas voir son projet compromis.
D’après Service-Public.fr, le contrat d’apprentissage peut être conclu pour une durée de 6 mois à 3 ans selon le diplôme préparé. Il existe également le contrat de professionnalisation, souvent plus adapté aux reconversions d’adultes car il offre davantage de souplesse dans sa mise en œuvre.
Le dispositif Pro-A (promotion ou reconversion par alternance) permet aux salariés en CDI de suivre une formation en alternance tout en conservant leur emploi. Cette formule sécurisée évite la recherche d’une entreprise d’accueil puisque le salarié reste dans son entreprise actuelle. Selon les données de France Compétences, ce dispositif reste néanmoins sous-utilisé avec seulement 15 000 bénéficiaires en 2023.
Autre alternative : la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE). Ce dispositif permet de suivre une formation préalable à l’embauche, financée par Pôle emploi et l’OPCO, lorsqu’une entreprise s’engage à recruter ensuite en alternance ou en CDI. Cette formule rassure les employeurs qui peuvent ainsi évaluer le candidat avant de s’engager.
Enfin, le Compte Personnel de Formation (CPF) peut financer des formations ne nécessitant pas obligatoirement d’alternance, offrant ainsi une voie alternative pour les projets de reconversion bloqués par l’impossibilité de trouver une entreprise.
Mon Pôle Formation propose plus de 300 formations dans des domaines variés : bureautique, langues, management, sécurité et intelligence artificielle.
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Demander un conseil gratuit →Comment maximiser ses chances de décrocher une alternance en reconversion
Face aux difficultés structurelles, les candidats à la reconversion doivent adopter une stratégie proactive et anticipée. Plusieurs leviers peuvent significativement améliorer les chances de réussite.
Anticiper sa recherche constitue le premier impératif. Idéalement, la prospection auprès des entreprises doit débuter 4 à 6 mois avant la rentrée en formation. Cette anticipation permet de multiplier les contacts et d’éviter la pression temporelle qui conduit souvent à l’échec.
Mobiliser son réseau professionnel s’avère souvent déterminant. Selon les études, près de 60% des contrats en alternance pour les reconversions se concluent via le réseau personnel ou professionnel. LinkedIn, les anciens collègues, les associations professionnelles constituent autant de canaux à activer systématiquement.
Cibler les secteurs en tension augmente mécaniquement les opportunités. Le numérique, la santé, le BTP, les services à la personne ou encore l’industrie recherchent activement des profils en alternance. Adapter son projet de reconversion aux besoins du marché local facilite grandement la recherche.
Se faire accompagner par des professionnels de l’orientation et de la formation optimise considérablement le parcours. Les organismes certifiés Qualiopi comme Mon Pôle Formation proposent généralement un accompagnement dans la recherche d’entreprise, incluant la préparation du CV, la simulation d’entretiens et l’activation de leur réseau de partenaires.
Envisager la mobilité géographique élargit le champ des possibles. Si certains territoires comme les métropoles saturent sur certains secteurs, d’autres bassins d’emploi peinent à recruter. Une ouverture géographique, même temporaire, peut débloquer des situations.
Quelles perspectives d’évolution pour faciliter la reconversion en alternance
La situation actuelle appelle des évolutions structurelles pour réconcilier les ambitions de formation tout au long de la vie avec les réalités du terrain. Plusieurs pistes sont actuellement explorées par les pouvoirs publics et les acteurs de la formation.
La simplification administrative constitue un chantier prioritaire. Les démarches pour recruter un alternant demeurent complexes pour les petites entreprises qui ne disposent pas de service RH dédié. Des plateformes simplifiées et des guichets uniques pourraient faciliter ces recrutements.
Le renforcement des incitations financières spécifiquement orientées vers les reconversions d’adultes pourrait rééquilibrer la situation. Certaines régions expérimentent déjà des aides majorées pour l’embauche d’alternants de plus de 30 ans en reconversion.
Le développement de l’alternance dans la fonction publique représente également un levier insuffisamment exploité. Les collectivités territoriales, les établissements publics et les administrations pourraient accueillir davantage d’alternants en reconversion, diversifiant ainsi les opportunités.
Enfin, la création de parcours hybrides mêlant formation initiale intensive et périodes en entreprise plus courtes mais multipliées pourrait offrir une alternative aux alternances longues qui effraient certains employeurs. Cette modularité correspond mieux aux contraintes des reconversions professionnelles.
Ce qu’il faut retenir
- La recherche d’une entreprise d’accueil en alternance constitue le principal obstacle pour les reconversions professionnelles, particulièrement après 30 ans
- Des dispositifs alternatifs existent : Pro-A, POE, formations financées par le CPF sans alternance obligatoire
- L’anticipation (4 à 6 mois minimum) et la mobilisation du réseau professionnel sont déterminantes pour réussir
- Les secteurs en tension (numérique, santé, BTP) offrent davantage d’opportunités d’alternance
- L’accompagnement par un organisme de formation certifié augmente significativement les chances de succès
- Des évolutions réglementaires et financières sont attendues pour faciliter l’alternance des adultes en reconversion
La reconversion professionnelle en alternance représente un parcours exigeant mais accessible à condition d’adopter la bonne stratégie et de bénéficier d’un accompagnement adapté. Chez Mon Pôle Formation, organisme certifié Qualiopi basé à Lyon, nous accompagnons chaque candidat dans la construction de son projet de reconversion, y compris dans la recherche active d’entreprises partenaires. Notre réseau d’employeurs locaux et notre expertise du marché de la formation professionnelle nous permettent de maximiser vos chances de réussite. N’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur votre projet et identifier ensemble les solutions les plus adaptées à votre situation personnelle.