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En abordant le compte personnel de formation ou CPF, il est indispensable de parler du procédé particulier qui y est nouvellement rattaché, à savoir le Projet de Transition Professionnelle.

Modalité particulière ayant été établie assez récemment, le CPF de transition se présente actuellement comme un procédé particulièrement bénéfique pour les salariés souhaitant accroître leurs polyvalences ou simplement viser une nouvelle profession par l’accessibilité à une formation adaptée.

Qu’est-ce que le CPF de transition ?

Aussi appelé Projet de Transition Professionnelle, il s’agit d’un procédé spécial se complétant au CPF classique et a pour but de permettre aux salariés de pouvoir changer de profession en y trouvant les formations adéquates.

Il s’agit donc d’un procédé de réorientation de carrière et de formation professionnelle pour les salariés en quête de nouvelle profession.

Le CPF de transition est un élément complémentaire au CPF classique dans le cas où ce dernier ne conviendrait plus aux salariés. De ce fait, le CPF de transition est une alternative optionnelle, dépendant essentiellement de l’aspiration du salarié.

Les conditions à suivre et critères à respecter

Afin de pouvoir y être éligible, il est nécessaire d’avoir un CDI et d’avoir effectué une activité professionnelle d’une durée d’au moins 24 mois, dont la moitié auprès de l’employeur actuel.

Pour le cas d’un CDD, il faudra justifier 24 mois d’activité professionnelle durant les 5 dernières années. Il faudra au moins y avoir 4 mois d’activité en CDD durant la dernière année.

Il est toutefois possible d’y être éligible sans posséder de CDI ou de CDD. Pour cela, il est important de savoir si vous êtes un salarié intermédiaire sous contrat temporaire ou bien intermittent du spectacle.

Dans le premier cas, il est nécessaire de faire une justification d’ancienneté durant les 18 derniers mois, comptant ainsi 1600 heures au sein de la branche et 600 heures au sein de l’entreprise. Pour le deuxième cas, la justification se fait autour des 220 jours d’activités sur les 2 à 5 dernières années. Hormis ces conditions, il n’est pas possible d’être éligible au CPF sans CDI ni CDD.

Différence entre le CPF et le CPF de transition

Si les deux dispositifs trouvent leur fonction commune dans le financement des formations professionnelles, ils diffèrent sur plusieurs points importants.

Fonctions différentes

Ainsi, le CPF classique permet le financement de diverses opérations comme la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) ou alors le permis de conduire pour les véhicules poids lourds. Mais plus essentiellement, le CPF permet de financer des formations pour les nouveaux entrepreneurs et les repreneurs d’entreprises.

En ce qui concerne le CPF de transition professionnelle, il permet le financement à diverses formations différentes du domaine professionnel précédemment établi avec le CPF classique. L’objectif principal dans un procédé de CPF de transition professionnelle est de changer de profession en obtenant les formations nécessaires pour y parvenir.

Ciblage différent

Le CPF classique vise une large catégorie d’individus, tels que les fonctionnaires, les demandeurs d’emploi, et même les non-salariés. En ce qui concerne le CPF de transition professionnelle, il n’est disponible que pour les salariés uniquement. Ce qui est logique étant donné que c’est un procédé visant à former des individus déjà présents sur le marché du travail.

Si le CPF classique permet une insertion professionnelle dans de bonnes conditions à travers l’accès à des formations adaptées selon le domaine professionnel, le CPF de transition permet de sortir de cette insertion professionnelle pour se former vers une nouvelle profession.