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Emmanuel Macron souhaiterait enlever du programme certaines formations qu’il jugeraitpas assez bénéficiant pour le poste de travail des élus(es). Certains experts dont Pierre Courbebaisse qui est le président de la Fédération des Acteurs de la compétence, Marc Dennery qui est le consultant, co-fondateur de C-Campus, Arnaud Portanelli et Guillaume Le Dieu de Ville qui sont les cofondateurs de Lingueo ont fait part de leurs opinons face à cette décision.

Présidentielle 2022

Le 17 mars 2022, Emmanuel Macron a annoncé dans son programme présidentiel qu’il souhaiterait faire des tris concernant les formations qui sont proposées dans le nouveau service en ligne « Mon Compte Elu ». Le fait est qu’il trouve que certaines formations ne sont liées qu’en partie dans le domaine. Cette décision a suscité l’attention des Experts même s’ils restent indécisifs dans leurs positions. Quelles sont réellement les différentes réactions des parties ?

Pierre Courbebaisse y répond en disant que l’offre doit refléter la réalité socio-économique comme quoi le monde professionnel demande beaucoup de capacité. De cette manière, il ne faudrait pas négliger quelconques formations car elles ont toutes leurs places dans la formation des élus dans leur poste qu’ils soient nouveaux ou anciens. Il met le point sur le fait que les fraudes au niveau du CPF ne sont pas exercées par la majorité du personnel mais par la minorité au point d’en blâmer tous les responsables de la formation. Pour les experts, réduire le nombre de formation n’est pas la bonne solution mais il faudrait plutôt simplifier l’accès au développement des compétences pour tous les publics, assurer la transparence des résultats ainsi que la qualité et l’orientation professionnelle.

  • Problème de financement

Pour Marc Dennery, le vrai problème réside dans le financement. Cette pensée est prouvée par le rapport de la mission d’évaluation parlementaire de la loi Avenir professionnel qui montre un déficit de 11,5 milliards d’euros. Pour lui, la solution est d’aider le CPF dans ses démarches au lieu de le priver d’offrir plus de formations.

  • Le label Qualiopi

Une action menée par France compétences a été mise en place pour assurer le bon déroulement de la certification. Chaque organisme de formation doit désormais respecter 7 critères et 32 indicateurs du label Qualiopi. Ce dernier est exigé afin d’obtenir des fonds publics ou mutualisés des financeurs de la formation. De plus, Arnaud Portanelli a précisé que les organismes de formations ont le devoir de montrer que les formations qu’ils proposent sont à but professionnel. Le répertoire spécifique composé des formations complémentaires est aussi concerné par ce changement avec une réduction de 70% de l’offre de certifications dans le cadre du CPF d’après Mikaël Charbit. Des formations concernant l’habilitation électrique ou la santé ont été supprimées pourtant elles sont très importantes. A ces paroles de l’expert Arnaud Portanelli, Guillaume Le Dieu de Ville ajoute que le certificateur doit aussi recevoir les remarques des apprenants pour s’assurer du bon déroulement des formations.

Le Décret a un nouveau projet qui prévoit de mieux encadrer les formations dispensées aux créateurs ou repreneurs d’entreprises. Le but est de valider les formations qui sont utiles pour la fonction de chef d’entreprise pour passer outre ces cursus vers des formations métiers. Aussi, certains pays ont décidé de prendre en charge les formations permettant d’obtenir le permis de conduire sans devoir nécessairement attendre la part des entreprises. Comme dits ultérieurement, plusieurs facteurs sont à évaluer afin de prendre une décision de réduire le nombre de formation ou non.

  • Le crédit d’impôt : une solution pour le manque de financement

Un avis partagé par Marc Dennery consiste à utiliser le crédit d’impôt pour compenser le manque de financement pour les formations. Un crédit d’impôt pour les PME de moins de 250 salariés, à hauteur de 30 %, sur toutes les dépenses engagées dans le cadre du plan de développement de compétences a été débuté par une antienne. Marc Dennery précise que ce processus ne sera pas seulement bénéfique aux apprenants mais aussi aux entreprises concernées qui pourront y gagner en compétences.